Dans les pays développés, où la population a facilement accès aux vaccins et où des programmes de vaccination sont en place depuis des années, nous oublions parfois les ravages causés par certaines maladies infectieuses, véritables épidémies qui, en plus de causer la mort pour beaucoup de gens, ils ont laissé des conséquences terribles chez de nombreux survivants.

Or, beaucoup de ces pathologies transmissibles ont été éradiquées, telles que variole, ou sont sur le point de l'être, comme polio qui, à l'heure actuelle, 60 ans après la création du vaccin contre cette maladie, et selon les données de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), n'est endémique que dans trois pays du monde: l'Afghanistan, le Nigéria et le Pakistan.

Mais Que se passerait-il si nous arrêtions de vacciner? Les experts s'accordent sur un grave danger pour la santé publique qui impliquerait une absence de vaccination et avertissent que la conséquence immédiate serait la résurgence de maladies déjà contrôlées, éradiquées ou sur le point de l'être.

Comme le signale l’OMS elle-même, bien qu’un seul enfant au monde soit infecté, d’autres risquent de contracter la maladie. En fait, on estime que pour obtenir une protection optimale, il est nécessaire que le La couverture vaccinale atteint jusqu'à 95% de la population.

Dans le cadre de la présentation de la Semaine européenne de la vaccination - une initiative de l’OMS organisée depuis 2005 -, le Dr Amos García Rojas, vice-président de l’Association espagnole de la vaccination (AEV), a déclaré que paradoxe qu’au XXIe siècle, nous devons renforcer l’idée que les vaccins sont réellement bénéfiques.

Le Dr Ángel Gil, professeur de médecine préventive et de santé publique à l'Université Rey Juan Carlos de Madrid, a également insisté sur les points suivants: solidarité et principe de responsabilité vis-à-vis de la transmission des maladies. De l'avis de cet expert, dans la décision de vacciner notre enfant, il faut non seulement peser la recherche de son bien personnel, mais aussi penser à son bien collectif. Et est-ce que si un enfant non vacciné âgé de trois ans qui va à la rougeole attrapé dans une garderie peut infecter les bébés de moins de 15 mois qui n'ont pas encore été vaccinés et que le fait d'avoir moins de moyens de défense peut entraîner des complications encéphalite rougeole.

En ce sens, le Dr Gil rappelle que "la loi sur la santé publique dit une chose très clairement et est qu'en santé publique le bien collectif l'emporte sur le bien individuel, et que les vaccins le sont: un bien pour toute la population".

The Side Effects of Vaccines - How High is the Risk? (Septembre 2019).