Ce sont les types de cancer de la thyroïde les plus courantes, leurs caractéristiques, leur incidence, leurs causes et leurs différences:

Tumeurs métastatiques

La thyroïde est un lieu commun de métastase, principalement des cancers primitifs suivants:

  • Mélanome
  • Cancer du poumon
  • Cancer du sein
  • Cancer de l'oesophage

Carcinome papillaire

Il s'agit du carcinome thyroïdien le plus fréquent (il peut constituer jusqu'à 70% des cancers de la thyroïde). Son incidence est plus grande chez les femmes, chez les personnes ayant des antécédents d'irradiation du col utérin et au cours de la quatrième décennie de la vie, bien qu'elle soit observée avec une fréquence remarquable pendant l'enfance.

C'est une tumeur bien différenciée, et présente de manière caractéristique des images en verre dépoli. Des calcifications sont souvent observées (également appelées corps de psamome).

Ce type de tumeur peut métastaser tôt dans les ganglions cervicaux (il est très rare que la métastase se produise par le sang dans cette tumeur), son diagnostic étant fréquent par l'étude d'une adénopathie cervicale, sans autres symptômes.

La clinique consiste généralement en la présence d’un nodule thyroïdien unique, indolore et à croissance très lente. Il existe parfois des adénopathies cervicales sans douleur, avec ou sans nodules thyroïdiens.

Aux stades avancés, après des années d'évolution, des métastases peuvent apparaître.

Carcinome folliculaire

Elle persiste en fréquence papillaire, mais apparaît chez les personnes âgées de 50 ans environ et est plus fréquente chez les patients atteints de goitre.

Il est très différencié et peut ressembler à la thyroïde normale. C'est pourquoi il est plus difficile de poser un diagnostic histologique, bien que l'on observe parfois des cellules typiques, appelées cellules de Hürthle. Il a été détecté que son pronostic est un peu pire que celui du reste des carcinomes folliculaires.

Le cancer folliculaire se propage principalement par voie hématogène (dans le sang), principalement par les poumons et les os (les métastases peuvent être la première manifestation clinique) et, moins, par voie lymphatique, c'est-à-dire contrairement au carcinome papillaire. Sinon, la clinique ressemble beaucoup à celle du carcinome papillaire: nodule thyroïdien indolore, de consistance variable, bien que généralement dure, sur un goitre préexistant ou sur une thyroïde saine.

Carcinome anaplasique

Il constitue 10% des néoplasmes malins de la thyroïde. Il s'agit d'un carcinome indifférencié de grande malignité qui provient également des cellules folliculaires, avec une incidence maximale après 65 ans.

Il est associé à la thyroïde avec des altérations antérieures, principalement des carcinomes papillaires et folliculaires.

Il n'a pas de capsule et apparaît comme une masse de pierre qui envahit d'autres structures. Les cellules, contrairement aux tumeurs mentionnées ci-dessus, sont atypiques.

Les métastases ganglionnaires et distantes apparaissent précocement, elles peuvent donc être présentes au moment du diagnostic.

La clinique se caractérise par l'apparition d'une tumeur cervicale antérieure, habituellement douloureuse, qui se développe rapidement et présente une consistance dure et pierreuse.

Carcinome de la colonne vertébrale

Il provient de cellules thyroïdiennes parafolliculaires ou de cellules C, produisant de la calcitonine, c'est-à-dire dont l'origine est différente de celle des tumeurs précédentes. De plus, il est typique qu’il y ait une substance (amyloïde) entre les cellules, ce qui facilite leur identification histologique.

Il peut apparaître à tout âge, mais il est plus fréquent après 50 ans et, comme les précédents, il est plus fréquent chez les femmes, même si la différence est moindre.

Comme le carcinome anaplasique, il métastase tôt, à la fois lymphatique et sanguin, de sorte que le tableau clinique sera similaire à celui de la tumeur précédente, c’est-à-dire un nodule (généralement à croissance lente) avec métastases aux poumons, aux os et au foie. Ce sont généralement ces métastases qui manifestent des symptômes qui, après enquête, permettent de diagnostiquer un carcinome de la thyroïde.

Il est également curieux de constater qu’un pourcentage considérable de patients présentent également une diarrhée comme symptôme, bien que la pathogénie de ce processus ne soit pas encore très claire.

Enfin, en ce qui concerne ce cancer, lors du diagnostic, une étude familiale doit être réalisée pour déterminer la calcitonine de base et permettre de diagnostiquer rapidement d'autres proches affectés, car elle présente parfois une association familiale.

Lymphome thyroïdien

Plus fréquente chez les femmes âgées ayant déjà souffert d'un type de maladie thyroïdienne bénigne, la thyroïdite de Hashimoto.

La clinique est semblable au carcinome anaplasique, mais dans ce cas, la croissance est plus lente.

Le cancer de la thyroïde (Août 2019).