Avant de pouvoir établir un traitement spécifique pour la kleptomanie, un diagnostic différentiel correct doit être établi pour vérifier qu’il s’agit bien de celui-ci et non d’un autre trouble. Il est également nécessaire de vérifier s’il existe d’autres troubles concomitants se produisant simultanément. Si ce deuxième cas devait se produire, l’intervention thérapeutique devait être priorisée pour réduire les effets des symptômes les plus pressants et les plus aigus.

Une des difficultés les plus sérieuses pour pouvoir traiter avec succès la kleptomanie est que le patient, malgré le fait qu'il soit conscient de son problème et des conséquences juridiques qui peuvent en résulter s'il le surprend en train de commettre le crime, , est généralement incapable de demander une aide thérapeutique, presque toujours émue par un sentiment de honte ou par l'humiliation qui consiste à reconnaître sa maladie avant les autres; à ce stade, les proches jouent un rôle essentiel car ce sont eux qui emmènent le patient à la consultation malgré son refus.

Le traitement de la kleptomanie appliqué dans ces cas est mixte, en utilisant différentes techniques telles que:

  • Techniques de relaxation et de respiration, pour augmenter le contrôle dans les situations de stress et d’anxiété avant de commettre l’acte de soustraction, afin de réduire les sensations physiques qui l’incitent à commettre l’acte.
  • Thérapies cognitives qui aident à contrôler les pensées récurrentes qui précèdent l’acte criminel, en utilisant des techniques telles que l’arrêt de la pensée, dans lesquelles la personne est formée pour identifier les idées intrusives négatives et les arrête à ce moment en appliquant un mot clé d'accord avec le thérapeute.
  • Thérapies comportementales, pour ceux qui réapprennent à être dans les lieux de la tentation où il avait l'habitude de voler, sans y tomber; en utilisant des techniques telles que la désensibilisation systématique, qui met l'accent sur l'imagination d'être dans un endroit propice pour voler, mais qui est parvenu à contrôler et à s'en sortir sans voler; Dans une phase ultérieure, et une fois réussi à renforcer la confiance en soi et le contrôle, cela se fera dans des situations réelles.
  • Techniques de communication, par lequel apprendre au patient à apprendre à exprimer de manière positive et constructive la tension interne, en lui donnant l’occasion de reconnaître qu’il a un problème et qu’il a besoin d’aide pour le surmonter; comment vous aider à améliorer vos aptitudes sociales, augmentant ainsi votre cercle d'amis et disposant ainsi d'un plus grand nombre de soutiens pour vaincre la maladie.
  • Drogues psychotropes sur prescription du spécialiste, à la fois pour traiter les déficiences en sérotonine liées au contrôle des pulsions et des émotions et pour stabiliser l'humeur du patient.

Florence Noiville présente "Confessions d'une cleptomane" (Septembre 2019).