Le traitement de l'infection à HPV (virus du papillome humain) Elle peut varier en fonction de plusieurs facteurs, parmi lesquels le type de lésion (verrues, lésions précancéreuses ou cancéreuses), la localisation anatomique des lésions ainsi que le nombre de lésions.

Traitement des verrues

Le traitement des verrues causées par le VPH comprend:

  • Application topique de 0,5% de podophylline directement sur la verrue, qui peut être appliquée par le même patient deux fois par jour pendant trois jours consécutifs suivis de quatre jours de repos, pouvant répéter le cycle jusqu'à quatre fois.
  • Application topique d'Imiquimod 5% (Crème Aldara en monodose). Ce médicament immunomodulateur agit en activant les cellules du système immunitaire qui attaquent et détruisent le virus. Après avoir lavé avec de l'eau et du savon de la région, l'imiquimod peut être appliqué par le même patient, une fois par jour avant de se coucher, trois fois par semaine, pendant une période maximale de 16 semaines. Après six à dix heures d’action, le médicament doit être retiré de la zone avec beaucoup d’eau savonneuse. Ce traitement est contre-indiqué pendant la grossesse. Peut présenter une légère rougeur de la région et un prurit, indication possible de l'activité du système immunitaire.
  • Application d'acide trichloroacétique à 80-90%: Cette substance est un acide très fort qui ne devrait être appliqué que localement avec un applicateur dans la région de la blessure par un médecin spécialiste, en répétant le traitement une fois par semaine jusqu'à l'élimination de la lésion.

La cryothérapie à l'azote liquide et l'élimination chirurgicale par électrocoagulation ou par l'utilisation de lasers sont d'autres formes d'élimination des verrues qui doivent être effectuées par des médecins spécialistes.

Traitement des lésions précancéreuses du col utérin

Si une femme présentant une lésion précancéreuse due au papillomavirus reçoit le traitement approprié à temps, elle a un taux de guérison et de survie élevé. L'approche thérapeutique de ces blessures consiste à:

  • Cryothérapie: Le tissu est congelé à l’aide d’une sonde métallique refroidie à l’oxyde nitreux ou à l'anhydride carbonique qui circule à l'intérieur de la sonde. Il a une efficacité allant de 85 à 95% et n'est utilisé que dans le cas de petites lésions d'environ 20 millimètres ou moins et qui ne s'étendent pas dans le canal du col de l'utérus.
  • Excision électro-chirurgicale par boucle: il consiste à éliminer la zone touchée avec une poignée chaude, comme le scalpel, et nécessite l’utilisation d’une anesthésie locale. Il a une efficacité de 95% pour l'élimination de la blessure.
  • Conisation à froid avec scalpel: il consiste à éliminer le tissu en forme de cône du col utérin à l'aide du scalpel. Bien qu'il ne soit plus le traitement de choix pour les lésions précancéreuses, il peut toujours être utilisé en cas de lésions ne pouvant être traitées autrement ou en cas de suspicion de cancer. Il a une efficacité de 94%, nécessite l’utilisation d’une anesthésie et a pour principale complication le saignement de la région, ainsi que le risque de sténose (rétrécissement) du canal cervical.

Traitement des lésions cancéreuses dues au papillomavirus

Dans le cas où un type de cancer associé à une infection à papillomavirus serait diagnostiqué, le comportement des médecins spécialistes dépendra de l'emplacement de la lésion et de l'étendue de la néoplasie. Le traitement peut inclure des interventions chirurgicales, une chimiothérapie et une radiothérapie, entre autres.

Microimmunothérapie pour traiter le VPH

La microimmunothérapie est peu connue des médecins, mais elle est appliquée dans le monde depuis environ 35 ans et donne de bons résultats. Il est né en 1967 lorsque le Dr Maurice Jenaer a découvert que, lorsque les acides nucléiques (ADN et ARN) étaient administrés dans des proportions très diluées aux patients cancéreux, ils étaient en mesure de stimuler leur système immunitaire et que le patient s'améliorait. Depuis lors, plusieurs recherches et études ont rendu possible la mise au point d'un système thérapeutique utilisé pour traiter efficacement toute maladie, simplement en coopérant avec le système immunitaire.

Le docteur Diego Jacques, médecin spécialiste en gynécologie et obstétrique, en médecine homéopathique et en médecine prénatale, a montré, grâce à des recherches, que l'utilisation de très faibles doses de molécules produites par le système immunitaire, telles que les interleukines 1 à 17 ans, ainsi que l'interféron alpha, anti-HLA DR et d'autres substances telles que la cyclosporine A, des fragments d'ARN et l'ADN à des doses très diluées, contribue à améliorer l'efficacité de la réponse immunitaire du corps à l'infection par HPV; cette formule a été appelée 2L®PAPI.

Le Papillomavirus humain expliqué par des gynécologues spécialisés. (Septembre 2019).