Il existe deux types de traitement du syndrome fœto-fœtal: l'amniodrenaje et la chirurgie. Voyons les plus en détail:

Amniodrenaje

Il consiste à éliminer l'excès de liquide amniotique (amniodrenaje) afin d'éviter un accouchement prématuré et de réduire la pression sur le ventre de la mère. Ce traitement sert à atténuer les symptômes, mais il ne résout pas le problème et le bébé donneur continue à pomper du sang au receveur.

Amniodrenaje est souvent répété plusieurs fois au cours de la grossesse afin de prolonger la grossesse jusqu'à la viabilité des bébés. La procédure comporte un faible risque d'accouchement prématuré, allant de 1 à 1,5%.

Chirurgie prénatale

L’autre option pour traiter le syndrome foetus-foetus consiste à effectuer une opération prénatale afin de cautériser les connexions entre les vaisseaux sanguins des bébés, à l’aide d’un dispositif laser. Un anesthésique local est utilisé et, à travers une petite coupure dans l'abdomen, un très fin tube de 2 mm seulement est inséré à travers lequel une ampoule, une micro caméra et un dispositif laser sont insérés. C'est une procédure similaire à la laparoscopie, qui nécessite une grande habileté de la part du gynécologue. En 1999, la première intervention a été réalisée à l'hôpital Vall d'Hebrón à Barcelone, en collaboration avec l'Université de Louvain (Belgique).

Au cours de l'opération, les connexions sont cautérisées, presque toujours d'une artère à l'autre, souvent d'une artère à l'autre, et rarement d'une veine à l'autre. Le résultat obtenu signifie que chaque bébé a une ligne de circulation sanguine indépendante et que le problème de la transfusion sanguine est donc éliminé.

Cette intervention n'est pas sans risque: il y a 10% de risque d'accouchement prématuré et de possibilité de décès du petit bébé. Cette situation peut se produire en particulier lorsque la division du placenta est inégale, c’est-à-dire qu’un bébé en a une grande partie, tandis que l’autre en occupe une partie minime. Dans ce cas, le bébé qui a été nourri grâce à la transfusion de son frère jumeau décède quand il cesse d'exister et que le placenta ne fournit pas assez de nourriture. C'est un risque qui atteint un pourcentage compris entre 25 et 30%. Une échographie Doppler peut montrer assez précisément si ce risque est présent.

Il est important de noter que seulement 20% des bébés survivent sans intervention. Grâce à l’utilisation des deux traitements, le taux de survie atteint 60% pour les deux bébés et atteint 75 à 80% pour l’un des bébés. Chez les enfants traités uniquement avec amniodrenaje, des problèmes neurologiques ont été observés, en plus des problèmes de comportement. En effet, le cerveau des bébés ne se développe pas correctement et naît donc avec une maturité neurologique inférieure.

Paroles d’enfants porteurs du SAF - Episode 1 (Août 2019).