Les principaux objectifs de la traitement de la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) ils consistent à réduire la progression de la maladie, à soulager et à traiter les symptômes et les exacerbations, à améliorer la qualité de vie des patients et à réduire la mortalité.

  • Cesser de fumer est la mesure la plus importante pour réduire le risque de développer une BPCO et ralentir la progression de la maladie, même après une longue histoire de tabagisme. Il existe, en plus des mesures de soutien psychologique, plusieurs médicaments qui aident à contrôler l’anxiété provoquée par l’arrêt du tabac, comme traitement de substitution de la nicotine (sous forme de chewing-gum, de patchs transcutanés, de comprimés sublinguaux, de dragées…), et certains antidépresseurs. ou des substances d'apparition récente, qui agissent dans l'organisme de la même manière que la nicotine.

Le traitement pharmacologique dans la MPOC Il est utilisé pour contrôler les symptômes et réduire la fréquence et la gravité des exacerbations. Il existe deux types de drogues:

  • Bronchodilatateurs: on utilise des bêta-2 agonistes, des anticholinergiques et des méthylxanthines. Leur fonction est d'augmenter le diamètre de la bronche obstruée chez ce type de patients. Ils sont administrés sous forme inhalée (au moyen de sprays), car ainsi une plus grande quantité de médicament parvient au poumon avec moins d’effets secondaires pour l’organisme. Il en existe de plusieurs types: cartouche sous pression, chambre d'inhalation ou poudre sèche. Les plus connus sont le salbutamol, le salmétérol, le formotérol et, plus récemment, l’indacatérol et le vilantérol.
  • Les anti-inflammatoires: appelés stéroïdes, diminuent l'inflammation de la muqueuse bronchique. Il existe des formulations par inhalation, ainsi que par voie orale dans le cas d'exacerbations. Ils sont fortement recommandés dans le traitement quotidien des exacerbations, car ils évitent notamment le nombre de décompensations. Ils sont également particulièrement utiles dans le traitement de la MPOC-asthme.
  • Autres traitements: recommandé uniquement chez certains patients. On utilise des mucolytiques ou des substances qui aident à expulser le mucus, des antitussifs qui réduisent la fréquence de la toux et, en cas d'exacerbation, l'utilisation d'antibiotiques est fréquente pour le traitement d'infections respiratoires.
  • Oxygène à domicile: recommandé chez les patients aux stades avancés de la maladie; augmente la survie et améliore la capacité d'exercice. Il est nécessaire pour un minimum de 16 heures par jour.

Moins fréquents sont les Traitements chirurgicaux de la MPOC, telle que la chirurgie de réduction du volume pulmonaire (dans certains cas d'emphysème sévère), la bullectomie (très peu utilisée, supprime les parties du poumon endommagées par la formation de bulles ou la dilatation des bronches plus petites), ou la greffe de poumon. Ils ne sont jamais utilisés premier choix.

Les patients à un stade avancé peuvent parfois avoir besoin d'une ventilation mécanique ou, ce qui est identique, d'une connexion à des machines spéciales qui favorisent la fonction pulmonaire.

Tous les patients atteints de MPOC doivent être vaccinés chaque année contre la grippe saisonnière et tous les cinq ans contre le pneumocoque, bactérie fréquemment impliquée dans les infections pulmonaires (pneumonie). De cette manière, nous essayons de réduire la fréquence et l’intensité des exacerbations.

Guide MPOC de l’IUCPQ – Capsule 1 (Septembre 2019).