Le traitement de la thromboembolie pulmonaire (PTE) Il doit être démarré dès que possible, car plus vous commencez tôt, plus il est probable que le TEP sera résolu sans complication.

  • Anticoagulation par l'héparine: Dès qu'un TEP est suspecté, un traitement anticoagulant par l'héparine doit être instauré, bien que le TEP n'ait pas encore été confirmé. Il existe deux types d'héparines:
    • Héparine non fractionnée: Il est administré par voie intraveineuse et nécessite des contrôles analytiques de la coagulation du sang toutes les quelques minutes. La bonne nouvelle est que son effet anticoagulant est rapidement réversible grâce à un antidote (sulfate de protamine), utile en cas de risque d'hémorragie d'origine autre (par exemple, une intervention chirurgicale récente).
    • Héparine de bas poids moléculaire: Il est très confortable, car il est administré par voie sous-cutanée (une courte piqûre de temps en temps) et n’a pas besoin de contrôles. Le problème, c'est qu'il n'y a pas d'antidote qui inverse ses effets.
  • Anticoagulation orale: Après avoir utilisé des anticoagulants par voie intraveineuse, il est nécessaire d'utiliser des dicumariniques tels que l'acénocoumarol. Ce traitement est maintenu entre trois et six mois dans le meilleur des cas, mais si l'apparition d'une nouvelle thromboembolie pulmonaire est possible, un traitement par voie orale doit être maintenu à vie pour les prévenir.
  • Thrombolyse: Ce traitement consiste en la destruction (lyse) du thrombus responsable du PET. Pour cela, on utilise une série de médicaments intraveineux capables de dissoudre le thrombus. Ces médicaments sont très efficaces mais également très dangereux, car ils agissent sur la coagulation de tout le corps humain. Par conséquent, avec leur utilisation, le risque de saignement incontrôlable est élevé. La thrombolyse est utilisée dans les cas d'EP massive avec une grande instabilité.
  • Thrombolectomie: Lorsque la thrombolyse ne résout pas le problème de la TEP massive, une thrombolectomie doit être réalisée. Ce traitement consiste à enlever le thrombus par chirurgie. Normalement, cette opération est de type interventionniste à l'aide de cathéters, elle n'ouvre pas le thorax avec un scalpel. Il comporte certains risques (rupture du thrombus en fragments plus petits, impact supplémentaire sur le thrombus, etc.), mais il s’agit parfois de la meilleure ou de la seule option.
  • Filtre veine cave: Lorsque la thromboembolie pulmonaire trouve son origine dans une thrombose veineuse profonde antérieure des jambes et que celle-ci résulte d'une insuffisance veineuse chronique, il est logique de penser que la TEP peut être répétée ultérieurement. La chose normale est que l’anticoagulation orale soit suffisante, comme nous l’avons déjà indiqué, mais cela n’est parfois pas possible car le risque de saignement est trop élevé. Dans ces cas, un filtre doit être placé dans la veine cave inférieure, voie qui relie le système veineux des jambes aux cavités droites du cœur.

Comment prévenir la thromboembolie pulmonaire

Thromboembolie pulmonaire peut être empêcher semblable à la prévention de la thrombose veineuse profonde des jambes, en étant une conséquence dans 95% des cas. Les mesures les plus importantes seraient:

  • Faites des exercices physiques fréquents: mobilisez le sang veineux des jambes et évitez les facteurs de risque tels que l'obésité.
  • Ne fumez pas et ne prenez pas de contraceptifs sans ordonnance.
  • Prévenir la thrombose en situation de risque avec un traitement anticoagulant (chirurgie, traumatisme, accouchement, immobilisation prolongée ...).

Phlébite et Embolie pulmonaire - #12 - STAFFs Saint Camille (Août 2019).