Des recherches récentes de l'Hôpital de Massachussets (États-Unis) pourraient ouvrir de nouvelles voies dans le traitement de la tumeur cérébrale la plus répandue chez les enfants. L'étude, publiée dans la revue scientifique Cell, a permis d'identifier la molécule responsable du développement et de l'expansion du médulloblastome, tumeur d'origine cervicale et maligne.

La clé de la recherche, qui pour le moment n’a été testée que sur des souris, a été précisément l’obstruction de cette voie par des anticorps empêchant le facteur de croissance placentaire (PIGF) des cellules tumorales présentes dans le tissu. cervelet central dont ils sont originaires. Les résultats ont permis la régression des quatre sous-types de médulloblastome chez les animaux. On pense donc que cela pourrait impliquer une nouvelle approche thérapeutique contre un type de cancer constituant un cinquième des tumeurs cérébrales chez l'enfant.

Le blocage des voies de croissance embryonnaire du médulloblastome par l’intermédiaire d’anticorps entraînerait moins d’effets secondaires chez les patients.

Actuellement, le traitement contre le médulloblastome nécessite une thérapie agressive basée sur la chirurgie, la radiothérapie cranio-spinale, le shunt ventriculo-péritonéal et, dans une moindre mesure, la chimiothérapie. L'objectif est donc de parvenir à une nouvelle voie de traitement basée sur les anticorps. "Notre conclusion est qu'une voie de transmission des cellules hôtes vers les cellules tumorales via un PIGF est essentielle à la croissance du médulloblastome. L'évaluation des anticorps dirigés contre ces protéines est donc présentée comme une approche nouvelle et plus efficace. avec moins d'effets secondaires ", explique Rakesh Jain, responsable de cette étude.

Cette tumeur maligne intracrânienne est formée de cellules embryonnaires et a une grande tendance à se propager à travers le système nerveux central et à toucher les méninges. Il est 10 fois plus fréquent chez les enfants que chez les adultes et son traitement agressif, tout en améliorant la survie, peut avoir des effets secondaires importants sur le développement neurologique à long terme du patient.

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