Une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Cambridge (Royaume-Uni) a identifié un signal biologiquebiomarqueur- dont la présence indique un risque accru de développer une dépression majeure ou une dépression clinique et qui pourrait permettre de détecter les enfants plus susceptibles de souffrir de cette maladie et ainsi permettre un traitement précoce.

L’étude, qui a été publiée dans Actes de l'Académie nationale des sciences, révèle que les adolescents de sexe masculin présentant divers symptômes dépressifs et des niveaux élevés de cortisol, une hormone du stress, risquent jusqu'à 14 fois plus de souffrir de dépression majeure.

Pour mener l'enquête, les niveaux de cortisol dans la salive ont été mesurés chez deux groupes d'adolescents, dans le but d'évaluer la relation entre les symptômes de la dépression et les différents niveaux de cette hormone, à différents moments de la journée.

Les enfants présentant des symptômes dépressifs et un taux élevé de cortisol sont jusqu'à 14 fois plus susceptibles de souffrir de dépression majeure

Un adolescent sur six participant à l'étude - 17% - présentait des symptômes dépressifs et des taux de cortisol élevés. Les chercheurs ont combiné et étudié l’ensemble de l’échantillon d’adolescents au cours d’un suivi de 12 à 36 mois afin de vérifier leurs risques de développer une dépression clinique majeure et d’autres troubles mentaux.

Ces experts ont effectué un test supplémentaire qui a montré qu'avoir un taux élevé de cortisol interférait également avec la mémoire et réduisait la capacité de récupérer des souvenirs autobiographiques. Et ils concluent que présenter simultanément des symptômes dépressifs et un taux élevé de cortisol est un biomarqueur qui aidera à identifier les enfants présentant un risque plus élevé de souffrir de dépression majeure.

L'enquête : les stimulants intellectuels (Août 2019).