Le doute a toujours été là. Il semble maintenant que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) aille plus loin et vient d'annoncer que l'utilisation du téléphone portable peut augmenter le risque de souffrir de certains types de cancer du cerveau chez l'homme. L'organisation recommande également aux utilisateurs de réfléchir à la manière de réduire leur exposition à ces appareils.

L'examen de toutes les preuves scientifiques disponibles, effectué par 31 scientifiques de 14 pays, suggère que les champs de radiofréquences électromagnétiques apparaissant lors de l'utilisation de téléphones mobiles pourraient être classés comme "potentiellement cancérogènes" pour l'homme. Selon le chef du groupe IARC, Jonathan Samet, certaines preuves suggèrent un lien entre un risque accru de gliome, un type de cancer du cerveau, et l'utilisation de téléphones portables.

Selon les experts du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), les autorités sanitaires des Nations Unies pourraient revoir leurs recommandations sur les téléphones portables. Cependant, ils reconnaissent que davantage de recherches seront nécessaires avant de confirmer le lien.

Pour leur part, les opérateurs téléphoniques se défendent en affirmant qu’il n’existe aucune conclusion scientifique claire susceptible de déclencher une alarme.

Doutes raisonnables

La controverse que l’OMS vient de rouvrir n’est pas nouvelle, car elle dure depuis des années et il ne semble toujours pas y avoir d’études définitives la corroborant à 100%. À propos de la déclaration de l'OMS, Emilio Alba, président de la Société espagnole d'oncologie médicale (SEOM), a déclaré que "n'apporte rien de nouveau ni de pertinent", estimant qu'il n'y a toujours "pas assez d'études" pour certifier l'utilisation d'un téléphone mobile pourrait augmenter le risque de développer certains types de tumeurs cérébrales.

En outre, Alba estime que même si c'était vrai "il n'y a pas d'évaluation quantitative de savoir si c'est mauvais, combien d'heures sont négatives ou combien de temps s'est écoulé jusqu'à ce qu'il se produise". La classification, qui place l’utilisation des téléphones portables au même niveau de risque de cancer du CIRC que le plomb, le chloroforme, la saccharine et le café, a expliqué qu’elle n’impliquait pas une attitude de précaution supérieure à la cela est suivi avec ces produits et "le bon sens indique".

Source: Reuters / EP

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