Le L'obésité affecte, selon les données de la Organisation mondiale de la santé (OMS) 2014, à 600 millions d’adultes et à 41 millions d’enfants dans le monde, causant près de trois millions de décès par an. De nombreuses études tentent de trouver des solutions pour enrayer cette pandémie du XXIe siècle, sujet qui a été débattu par les experts réunis au cours de la 58ème congrès annuel de la Société espagnole d'endocrinologie et de nutrition (SEEN), tenue à Malaga, où il a été question du rôle pertinent que joue le astrocytes dans le traitement de l'obésité, ce qui n'avait pas été envisagé jusqu'à il y a quelques années.

C’est en 2009, à la suite d’une enquête menée par des scientifiques de la Centre de recherche biomédicale de Pennington (États-Unis), quand il a commencé à évoquer la possibilité que les astrocytes, cellules gliales servant de support à l'union des neurones, puissent jouer un rôle important en tant qu'aides des neurones dans la régulation de la consommation alimentaire, principalement en raison de son emplacement dans la première ligne d'accès aux nutriments dans le cerveau.

Plusieurs découvertes indiquent que les astrocytes jouent également un rôle important, de même que les neurones, dans la régulation de la consommation alimentaire, ce qui peut servir d'outil pour lutter contre l'obésité.

En ce sens, les résultats obtenus dans des études récentes confirment que les astrocytes ont la capacité de réagir aux facteurs circulants (lipides, sucres, hormones) qui aident à réguler le métabolisme énergétique (fonction jusqu'alors uniquement associée aux neurones). . De cette manière, les astrocytes participeraient également activement au transport de ces facteurs circulants dans le cerveau, aidant ainsi les neurones à équilibrer efficacement dépense énergétique et consommation alimentaire.

Selon le Dr. Cristina García Cáceres, de l’Institut du diabète et de l’obésité de Helmholtz Center de Munich (Allemagne), compte tenu de cette découverte sur le fonctionnement des astrocytes, il ne serait pas étrange que ces cellules soient directement affectées par des modifications d’un régime insensé. Une influence qui pourrait affecter directement leur fonctionnement correct en tant qu’informateurs des neurones chargés de maintenir l’équilibre entre ce que nous consommons et la dépense énergétique que nous faisons.

Selon le chercheur, le défi actuel consiste à essayer de comprendre comment les neurones et les astrocytes communiquent pour contrôler le métabolisme énergétique. Ces dernières, grâce à de nouvelles découvertes, apparaissent déjà comme des cibles potentielles pour les scientifiques dans la recherche de nouveaux traitements contre l’obésité et le diabète de type 2.

Chro. SEP #05 . Remyelinisation, ... ça vous dit? (Août 2019).