Suivre le régime méditerranéen et accompagner la pratique régulière d'exercices physiques pourrait devenir la solution pour les personnes qui ont une prédisposition génétique à prendre du poids.

L'adoption d'un mode de vie sain en termes de régime alimentaire et d'activité physique peut être la clé pour contrer la mutation de certains gènes, FTO et MC4R, associés au développement de l'obésité, selon les résultats d'une étude réalisée par le Centre de recherche biomédicale en physiopathologie en réseau de l'obésité et de la nutrition (CIBERobn).

La recherche était basée sur l'étude de ces deux gènes car ils sont les principaux impliqués dans l'accumulation de graisse chez l'homme. Leur objectif était de déterminer s'ils pouvaient intervenir dans la relation des deux gènes avec un excès de poids, en utilisant des stratégies telles que: le type de régime et la pratique du sport.

Le régime méditerranéen et l'activité physique peuvent ensemble contrecarrer la mutation de deux gènes responsables de la prédisposition génétique à l'obésité

Les chercheurs ont utilisé les données de plus de sept mille volontaires ayant participé à l'étude PREDIMED et ont évalué l'adhérence de ces personnes au régime méditerranéen et à l'exercice physique réalisé au moyen de questionnaires, en analysant la présence des mutations de les deux gènes.

La D re Dolores Corella, coordinatrice de l’étude, a expliqué que le gène FTO était associé à un indice de masse corporelle (IMC) et à un périmètre abdominaux supérieurs, et que le gène MC4R avait un effet additif, de sorte que Des mutations génétiques à la fois chez un individu supposent que celui-ci a plus tendance à prendre du poids que s'il ne présente qu'une des mutations.

Le spécialiste ajoute qu'ils ont observé que cette influence génétique n'était pas la même chez tous les individus. Ainsi, dans le cas des personnes sédentaires, ils ont constaté que l'association entre ces variants génétiques et un IMC plus élevé ou un risque plus élevé de développer une obésité était plus grande que chez les personnes physiquement actives, chez lesquelles la prédisposition génétique était pratiquement neutralisée grâce à leur style. de vie.

Le Cancer — Science étonnante #43 (Août 2019).