Il existe deux formes principales d'expression de la colère. Le Expression externe de la colère il fait référence à lorsque notre expression de colère permet aux autres de savoir que nous sommes fâchés par nos gestes, nos expressions faciales ou le ton de notre voix. Au contraire, le expression interne de la colère fait référence à l'expression de la colère "intérieure", c'est-à-dire que les autres ne doivent pas savoir que nous sommes en colère, mais nous le savons grâce aux sentiments de tension ou aux pensées de vengeance que nous nourrissons.

Est-ce que ça sonne? En effet, c’est ce que nos grand-mères ont appelé "le visage rouge" et le "visage jaune" ou "la honte sur le visage" et le "mal au cœur". Avaient-ils raison quand ils disaient "mieux une fois le visage rouge que vingt jaunes" ou "meilleure honte sur le visage que les douleurs cardiaques"? La vérité est que oui. Chacune des formes d’expression et de colère a ses conséquences, mais la colère à l'intérieur c'est un pire ennemi que la colère extérieure.

L'expression externe de la colère peut entraîner des problèmes interpersonnels. Cependant, l'expression interne de la colère peut maintenir cet état trop longtemps, ce qui entraîne un niveau élevé d'activation psychophysiologique fortement lié aux problèmes de santé, en particulier au niveau cardiovasculaire (hypertension, infarctus, etc.). De plus, la colère interne est accompagnée d’émotions négatives telles que frustration, tristesse…

Profil des personnes qui éprouvent plus d’états de colère

Toutes les personnes ne réagissent pas également aux situations de conflit. Il existe des caractéristiques de la personnalité et de l'environnement socioculturel qui modulent différents aspects du processus émotionnel de la colère.

  • Facteurs de personnalité

    Les personnes extraverties et les personnes introverties connaissent davantage d’états de colère. Les névrosés ont une colère plus intense et fréquente que les personnes ayant un faible névrotisme. De même, les personnes ayant plus d'estime de soi et présentant un plus grand trait narcissique ont tendance à ressentir de la colère plus fréquemment.

  • Facteurs environnementaux ou de contexte

    Le contexte socioculturel module l'expression de la colère (par exemple, il semble pire dans les classes socio-économiques élevées). Dans les sociétés individualistes telles que la nôtre, il est mieux accepté que dans les sociétés collectivistes (par exemple, la culture orientale), où la maîtrise de soi et l'inhibition de la colère se voient attribuer une valeur importante.

C'est pas sorcier -Joie, peur, tristesse, colère... QUE D'EMOTIONS ! (Août 2019).