Le moxibustion, une thérapie de médecine traditionnelle chinoise, peut aider à réduire jusqu'à 25% le nombre de césarienne s’il s’applique aux femmes enceintes entre les semaines 33 et 35 de la grossesse, selon une étude qui a révélé que fœtus est dans une position non céphalique en cette période de gestation, l’administration de moxibustion à la mère l’aide à se placer en position céphalique, ce qui évite de devoir recourir à une césarienne.

L’objectif de la recherche, dont les conclusions ont été publiées dans Médecine d'acupuncture, un magazine de la Société britannique d'acupuncture médicale, devait évaluer la rentabilité de l’utilisation de la moxibustion pour corriger la position fœtale inadéquate et réduire le nombre de césariennes.

L'étude a révélé que la moxibustion évitait 8,92% des accouchements réalisés avec le fœtus dans une position non céphalique et que le nombre de césariennes était réduit entre 8 et 25%.

Les résultats des travaux ont montré que le traitement basé sur l’application de chaleur par combustion de l’installation Artemis Vulgaris au point d'acupuncture appelé La vessie 67 chez les femmes enceintes dont le fœtus était dans une position non céphalique entre les semaines 33 et 35 de sa grossesse, cela évitait 8,92% des accouchements ayant eu lieu avec le fœtus dans cette position, ce qui représentait une économie de 107 € par accouchement. Il a également été observé que l’administration de moxibustion pouvait éviter entre 8 et 25% des césariennes.

Leticia García Mochón, du Département d’économie appliquée du Université de Grenade (UGR)et l'auteur principal de l'étude ont expliqué que si cette technique était intégrée au système de santé publique andalou, elle pourrait cesser de pratiquer 581 césariennes par an et économiser environ 2,3 millions d'euros par an. Cela aiderait également à se conformer aux recommandations de l'OMS concernant la réduction du nombre de césariennes qui, selon cet organisme, devraient être effectuées au maximum dans 15% des naissances.

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