Le traitement du mésothéliome Cela dépend du stade de découverte de la maladie et on peut dire qu’il n’existe aucun traitement standard en raison de la rareté de son incidence. Actuellement, les thérapies suivantes sont utilisées:

La chirurgie

La chirurgie à intention curative est, en théorie, la meilleure option pour le traitement du mésothéliome. Cependant, une résection complète (avec des marges larges et négatives) est rarement réalisée. Moins de 25% des patients restent en vie après 5 ans.

Nous avons les options suivantes:

  1. Pneumectomie extra-pleurale: consiste en une résection en bloc de la plèvre pariétale et viscérale ainsi que du poumon infiltré par la tumeur, les ganglions médiastinaux, le diaphragme et le péricarde. Tout cela est reconstruit avec des mailles. C'est une technique très compliquée qui n'est pas pratiquée dans tous les centres et qui présente une morbidité et une mortalité périopératoires élevées (dans des cas très sélectionnés et des mains expertes, 4%). Il a une survie moyenne entre 9 et 19 mois et une survie à deux ans entre 9 et 37%.

  2. Pleurectomie (décortication): consiste en la résection de la plèvre pariétale, incluant la partie médiastinale, le péricarde et le diaphragme et une partie de la plèvre viscérale. Cette technique est moins agressive que la précédente et surtout plus fonctionnelle pour le patient; la mortalité de l'intervention varie entre 1,5% et 5%, ce qui se produit, c'est qu'avec cette technique, dans 80% des cas, il reste une tumeur viable. Cette technique ne prolonge pas la survie, mais permet de mieux contrôler les épanchements pleuraux récurrents, plus efficacement que la pleurodèse au talc (collage de la plèvre viscérale à pariétale introduisant du talc entre les deux "feuilles" pleurales). La survie médiane va de 9 à 20 mois

  3. Thoracoscopie vidéo-assistée (VATS) et pleurodèse: le traitement symptomatique de choix est considéré.

Radiothérapie

Bien que le mésothéliome soit une tumeur radiosensible, les indications de radiothérapie sont limitées en raison de la proximité du cœur, de l'œsophage, du foie et de la moelle épinière (structures plus radiosensibles).

Il peut être utilisé dans

  1. Radiothérapie prophylactique à la place de la biopsie ou de la ponction, pour éviter la propagation de la tumeur.

  2. Radiothérapie palliative: soulage la douleur chez 50% des patients, sans affecter la survie.

  3. Radiothérapie adjuvante (complémentaire) avec ou sans chimiothérapie après une intervention chirurgicale (bien qu’aucune étude ne montre un bénéfice).

Chimiothérapie

Environ à 85-90% des patients, les mésothéliomes apparaissent comme une maladie non résécable (localement avancée ou métastatique), de sorte que le traitement est destiné à un traitement palliatif. Nous avons déjà vu ce scénario pour la chirurgie et la radiothérapie.

La chimiothérapie obtient entre 10 et 20% des réponses en monothérapie. Les agents utilisés sont les platines (cis ou carboplatine), les anthracyclines (adriamycine) et les antimétabolites (pemetrexed). Dans les schémas de polychimiothérapie, les réponses sont plus élevées (jusqu'à 48%). Le schéma le plus actif est le cisplatine-pemetrexed. Il peut donc être considéré comme le traitement standard des maladies non résécables. Un autre médicament très à considérer en combinaison avec le platine (même avec l'oxaliplatine) est le raltitrexed.

Les nouveaux agents antidials (antiangiogéniques ou inhibiteurs de la tyrosine kinase) n’ont pas encore montré leur utilité.

Le mésothéliome les meilleures options de traitement (Septembre 2019).