La Commission européenne envisage de réviser la politique de qualité de l'air cette année et de durcir la limite légale de pollution, après avoir reçu un rapport préparé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à la demande du commissaire à l'environnement de l'Union européenne, Janez Potocnik, dans lequel cette agence a analysé les effets de la pollution de l'air sur la santé des citoyens.

L'OMS révèle dans ce rapport que certaines pathologies telles que l'artériosclérose ou des troubles du système respiratoire chez l'enfant, ainsi que le diabète et des altérations de la fonction cognitive et du développement neuronal, sont liées à la pollution produite par les particules en suspension de PM2,5.

Plus de 80% des Européens sont exposés à des niveaux de particules en suspension supérieurs aux recommandations de l'OMS

Potocnik a publié une déclaration dans laquelle il expliquait qu'il avait demandé à l'OMS de mener cette étude car la politique de l'Union européenne en matière de qualité de l'air devrait être fondée sur des preuves scientifiques. Il ajoute que les résultats des travaux montrent qu'il est nécessaire d'étendre les mesures à protéger la santé humaine

À l'heure actuelle, plus de 80% des Européens sont exposés à des niveaux de particules en suspension supérieurs aux recommandations de l'OMS. Dans son nouveau rapport, qui sera publié intégralement au printemps, cet organe souligne également une association de cause à effet entre les particules de PM2,5 et la mortalité due à des troubles cardiovasculaires et respiratoires.

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