Les symptômes spécifiques évoqués ci-dessus permettent une différenciation claire entre l’activité de magasinage quotidien et même celle qui a lieu en période de vente ou d’offre, lorsque la fréquence et le montant des dépenses augmentent, mais en aucun cas une incursion de pensées, impossibilité de contrôler les impulsions et sentiment de culpabilité une fois que le produit a été acheté, comme cela arrive chez les personnes ayant une dépendance aux achats.

Bien que les symptômes décrits apparaissent généralement à l'adolescence, ses conséquences ne sont prises en compte qu'après plusieurs années, au cours desquelles la dette économique accumulée est suffisamment importante pour affecter la stabilité financière de la personne et même leur relation de famille ou de couple. En outre, le comportement d'achat compulsif est désormais établi comme une manière d'être de la personne, ce qui entravera le désengagement et, partant, le succès du traitement.

L’une des difficultés pour établir la diagnostic de dépendance au shopping, c’est la présence de symptômes correspondant à d’autres troubles pouvant se produire simultanément, tels que les troubles de l’humeur (dépression majeure); troubles du contrôle des impulsions (kleptomanie); troubles de la personnalité (obsessionnel-compulsif) ou troubles de l'alimentation (anorexie ou boulimie); et il est même habituel que la personne touchée devienne un consommateur habituel d'alcool ou de substances illégales.

Mécanisme de Dépendance dans le Cerveau, Animation (Septembre 2019).