Le Commission européenne a autorisé la commercialisation de ramucirumab (Cyramza®) en association avec le paclitaxel pour traiter le adénocarcinome gastrique avancée ou de la jonction gastro-œsophagienne après chimiothérapie, ou en monothérapie chez les patients pour lesquels le paclitaxel n'est pas indiqué.

Le nouveau médicament a été autorisé sur la base des résultats de deux études mondiales phase III appelé RAINBOW et REGARD. RAINBOW a évalué le traitement par le ramucirumab en association avec le paclitaxel chez 665 patients ayant déjà reçu une chimiothérapie, provenant de 27 pays, dont l’Espagne. L’étude REGARD a évalué l’utilisation du ramucirumab en monothérapie chez 335 patients de 29 pays (dont notre pays).

Dans les pays occidentaux, 60% des cancers gastriques sont diagnostiqués à un stade avancé (III ou IV), ce qui aggrave le pronostic

Le Comité des médicaments et des produits orphelins (COMP) de la Agence européenne des médicaments (EMA) a désigné le ramucirumab comme médicament orphelin, une distinction qui est accordée aux médicaments destinés au traitement de maladies rares et offrant des avantages nettement supérieurs aux traitements disponibles à ce jour.

Dans les pays occidentaux, 60% des cancers gastriques sont diagnostiqués à un stade avancé (III ou IV), ce qui aggrave le pronostic (la survie relative des patients à cinq ans du diagnostic est de 26%), et les experts estiment que son incidence va augmenter dans les années à venir.

Pour cette raison, et comme l'a expliqué le Dr Alejo Cassinello, responsable du secteur médical de l'oncologie du Lilly, l’autorisation du ramucirumab suppose que les patients et les professionnels de la santé bénéficient d’un "traitement spécifiquement approuvé en deuxième ligne contre une maladie difficile à traiter".

Source: Laboratoires Lilly

Folies sur ordonnance, victime du médicament REQUIP (1/4) (Août 2019).