Ces jours-ci, la XXXVIIIe Conférence nationale de Socidrogalcohol est célébrée à Madrid et lors de l'événement, Iván Montoya, directeur clinique de la pharmacothérapie de l'Institut national des toxicomanies aux États-Unis, a annoncé qu'il pourrait être autorisé l'année prochaine aux États-Unis. l'administration du premier vaccin visant à lutter contre la dépendance à la nicotine.

Dans ce cas, il ne s’agit pas d’un vaccin préventif, mais d’un traitement thérapeutique, car il serait utile aux personnes qui fument et qui veulent guérir de leur dépendance. Son mécanisme d'action est similaire à celui d'autres vaccins utilisés pour lutter contre d'autres types de substances toxiques et addictives telles que la cocaïne.

Montoya a expliqué que les dernières données de deux études, auxquelles participeront un millier de patients, ont pour objectif de vérifier l'efficacité d'un nouveau produit et qui ont donné de bons résultats lors des essais cliniques précédents. s'ils sont positifs, ils s'attendent à ce que l'Agence américaine des médicaments (FDA) approuve le vaccin l'année prochaine, bien qu'il ne soit pas prévu d'arriver en Espagne avant 2013.

Montoya a expliqué que le vaccin est composé d'une quantité minimale de nicotine et d'une bactérie atténuée, afin d'éviter que le patient ne souffre de maux de tête ou de fièvre lors de l'administration du médicament. L'objectif est d'activer le système immunitaire de sorte que, lorsque le sujet fume, des anticorps soient créés pour empêcher la nicotine de franchir la barrière hémato-encéphalique et d'atteindre le cerveau. Ainsi, grâce à l'action du système immunitaire de l'organisme, la nicotine perd sa capacité à provoquer du plaisir et à générer une dépendance. Montoya pense que s’il est possible d’éviter que le fumeur se plaise à la consommation de tabac, il est normal d’arrêter de fumer.

Traitement anti-tabac et motivation

La thérapie dure six mois et plusieurs injections sont nécessaires, bien que dans les études, il a été observé qu'après le premier mois, la meilleure réponse immunitaire est obtenue et que le patient est déjà capable de cesser de fumer.

Les experts soulignent toutefois qu’il est nécessaire d’accompagner le traitement pharmacologique d’une thérapie qui incite le patient à renoncer à son habitude, et que celle-ci doit commencer avant la vaccination et se poursuivre après la fin du traitement pour réduire les risques de rechute. .

Source: EUROPE PRESSE

Enquête vaccination 8-L'immunité naturelle des enfants, politique de santé ou de maladie ? (Septembre 2019).