Le tartrazine -Aussi connu comme E-102, ou colorant jaune n ° 5-, a additif alimentaire qui donne la tonalité jaunâtre aux boissons gazeuses, aux sucreries, aux céréales ou aux chips, entre autres, peut servir à imprimer des organes humains en 3D avec un système vasculaire complexe, selon les résultats d'une enquête menée par l'Université de Washington et l'Université Rice, à Boston (États-Unis), qui a été publiée dans la revue Science.

Une des plus grandes difficultés que rencontrent les bioingénieurs lors de la fabrication de tissus humains consiste à reproduire le réseau de vaisseaux sanguins et lymphatiques et les voies respiratoires Ils sont naturellement responsables du transport du sang, de la lymphe, de l'oxygène et d'autres fluides à travers le corps, et sont biochimiquement connectés. La nouvelle recherche utilise une nouvelle technique d’impression 3D de tissus humains qui utilise le colorant E-102 pour créer ce motif fluide complexe.

Si ces expériences aboutissent, il est possible à l'avenir d'imprimer des organes compatibles dotés d'un réseau vasculaire complet.

Cette nouvelle technique de bioprinting, appelée Stéréolithographie ou SLATE (pour son acronyme en anglais), utilise ce colorant alimentaire pour créer cette structure enchevêtrée de les hydrogels, et manque également de risques car, contrairement aux autres additifs testés dans les recherches, l'E-102 ou la tartrazine n'est pas cancérigène.

Les premiers tests avec le poumon et le foie

Les deux premiers corps qui ont été photocopié sont les plus complexes de l’organisme humain: le poumon et le le foie. Les scientifiques n’ont pas fait de copies exactes, mais des structures imitant leurs fonctions. Dans le cas du poumon, le tissu imprimé simulait même l’action des voies respiratoires responsables de l’apport d’oxygène aux vaisseaux sanguins, tandis que pour le foie, ils prélevaient des cellules hépatiques ou des hépatocytes de souris et fabriquaient du tissu fonctionnel du foie, dans lequel ils étaient implantés. un autre rongeur pour démontrer la possibilité de greffe.

Si ces expériences de multivascularisation la bioimpression deviendra la plus grande révolution du monde des greffes, car d’une part elles disposeront des organes ou des tissus fonctionnels souhaités et, de l’autre, il ne sera pas nécessaire pour les bénéficiaires de se soigner pour lutter contre le rejet , puisque les organes greffés seront imprimés à partir des cellules du patient et seront donc compatibles.

L'agroécologie: un nouveau rapport aux savoirs et à l'innovation (Août 2019).