Un simple test sanguin sera utilisé pour détecter la Foie gras non alcoolique (NAFLD) à ses débuts, quand il n'a pas encore manifesté de symptômes et qu'il contribuera donc à prévenir le développement de la cirrhose et du cancer du foie, selon une étude publiée dans le journal Biologie des systèmes moléculaires, qui a été réalisée par des chercheurs du centre Embo, une organisation internationale de scientifiques européens.

On estime actuellement qu’un adulte européen sur trois développe une NAFLD, qui apparaît presque toujours à la suite d’une Régime alimentaire malsainet dont les principaux facteurs de risque sont le surpoids ou l’obésité et le diabète de type 2. S’il n’est pas traité correctement, il peut provoquer une cirrhose, une maladie très grave qui ne dispose guère de traitements efficaces ou un cancer du foie.

Actuellement, les dommages au foie causés par le foie gras ne peuvent être détectés dans le sang que lorsque la maladie est très avancée.

Cette pathologie se déroule dans un asymptomatique pendant des années, même dans les phases initiales de la cirrhose, et est actuellement diagnostiqué au moyen d’une biopsie du foie, méthode qui peut entraîner certaines complications et qui est également très invasive et gênante pour le patient, et uniquement lorsque la maladie est à un stade très précoce. Advanced peut détecter les dommages au foie avec un test sanguin.

La protéine PIGR pourrait être un biomarqueur des dommages au foie

Le foie produit la plupart des protéines plasmatiques et c’est pourquoi les auteurs de la nouvelle étude ont estimé que les maladies du foie pourraient affecter la protéome plasmatique, l’ensemble des protéines présentes dans le plasma.

En utilisant la technologie de spectrométrie de masse, ils ont découvert des protéines dans le protéome plasmatique qui s’accumulaient dans le plasma de patients encore asymptomatiques. Lors de la comparaison du protéome chez les patients aux premiers stades de la maladie avec celui des individus en bonne santé, ils ont trouvé de petites différences, mais ont pu identifier six protéines associées à la phase initiale de la NAFLD.

Les chercheurs ont expliqué que l’une des protéines découvertes, connue sous le nom de PIGR, est particulièrement pertinent car les personnes atteintes de stéatose hépatique mais sans symptômes présentent des taux élevés de PIGR dans le sang et leur concentration augmente au fur et à mesure de l'évolution de la maladie, ce qui en fait un biomarqueur possible pour détecter les dommages au foie.

[Avec Allodocteurs] Dépister les maladies du foie à un stade précoce grâce à une prise de sang (Août 2019).